Etiquette énergie : vers un retour 20 ans en arrière ?

Jugée obsolète seulement vingt ans après sa mise en place, l’étiquette énergie, résumant les caractéristiques d’un produit, et principalement ses performances énergétiques, devrait être simplifiée.

Fini, les multiples étiquettes énergétiques présentes sur nos appareils électroménagers. Et ce, depuis le 13 juin dernier. Obligatoire depuis 1994, cet étiquetage a été revu par les parlementaires européens afin de le simplifier et de l’uniformiser. Initialement graduées du rouge au vert, de G à A, servant à informer les consommateurs sur les performances énergétiques de nos produits électroménagers, elles s’étaient complexifiées au fil des années, devenant de plus en plus illisibles.

Des révisions la rendant illisible

Au vue des nombreux progrès des divers fabricants, l’UE avait déjà lancé une première révision, en 2010, de l’étiquette énergie, introduisant alors des +, ++, et +++, aux cotés de la meilleure note, A. Mais cette graduation différenciait d’un type d’appareil à l’autre. Tandis que les réfrigérateurs sont classés de A + à A+++, les téléviseurs, eux, se voient classer de E à A +++. Des différences rendant encore plus compliquées la lecture de ces étiquettes.

Seul effet positif de cette nouvelle révision, l’étiquette énergie renouvelée, a permis la suppression des modèles les plus friands d’énergies, sur le marché. Et, c’est sans grande difficulté, que les constructeurs, arrivaient à atteindre cette note grâce aux progrès technologiques. Permettant même, sur certains équipements, la disparition des produits de catégorie B à G. Rendant alors ces étiquettes illisibles, et flouant le consommateur, le nouveau règlement européen souhaite réintroduire les étiquettes allant de A à G pour tous les types d’appareils.

Jusqu’à 500 euros d’économie

Selon la Commission européenne, cette nouvelle échelle permettrait une économie annuelle de 200 térawattheures (Twh) à l’échelle du continent à l’horizon 2030. Certains spécialistes s’avanceraient même sur une économie pouvait monter jusqu’à 500 euros par an et par foyer. Mais l’association UFC-Que-Choisir, irait même plus loin. Selon une étude, le prix d’achat d’une machine à laver ne représenterait qu’entre 28 % et 35 % du cout global de l’appareil sur 10 ans. Le reste correspondrait majoritairement à sa consommation.

Mais les Européens devront encore un peu prendre leur mal en patience, et tenter de déchirer encore quelques mois l’étiquette énergie de nos appareils. En effet, la mesure ne devrait pas entrer en application avant fin 2019.

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